Symbolisme

L'idée d'une Fête des Rêves a été donnée par un songe*
      Cette date apparue dans le songe, le 8 juillet, s'est révélée avoir une assise cosmologique fondée qui justifie de célébrer, à ce moment là, dans l'hémisphère Nord, la Nuit, les Rêves, et les Reines. 
      C'est la co-date (la date complémentaire sur le « cercle » de l'année) du 6 janvier. Le 6 janvier étant, traditionnellement la « Fête des Rois », dont le symbolisme, évident, est solaire. Quant à la fameuse Galette la racine étymologique – gal ou cal – signifie la pierre, du moins en langue des oiseaux. Douze jours après Noël (Noeos Helios = le nouveau Soleil), qui se place 3 jours après le Solstice du Capricorne (point tournant de l'hiver, pour l'hémisphère Nord ; l'inverse pour l'hémisphère Sud), la Fête des Rois célèbre le renouveau du Soleil et le partage autour de la Pierre du Soleil. (Celle-ci est matérialisée dans un pain-gâteau représentant le calendrier de l'Année que l'on assimile en le mangeant avec son entourage). Les douze jours entre Noël et la Fête des Rois résument les 12 mois de l'an et les 12 Signes du Zodiaque.

      Ce symbolisme connu par le décryptage de la Fête des Rois engendre, dans son opposition polaire, un symbolisme complémentaire au 8 juillet, qui s'énonce ainsi :
      C'est la Fête de la Nuit... Au 21 juin, Solstice du Crabe**, les nuits vont commencer à se rallonger. Trois jours après, c'est la St Jean d'Eté, la porte de l'été dans l'hémisphère Nord. Quatorze nuits après, voici le 8 Juillet. (14 est un nombre lunaire – donc, lié au nocturne -, puisque c'est la moitié du mois lunaire).

La Nuit est l'écrin des Rêves...
      On va échanger les rêves de cette nuit-là, au matin du 8, en partageant, avec son entourage, les Croissants des Reines (contrepoint évident aux Galettes des Rois), dont la forme rappelle celle de la Lune, Reine de la Nuit et des Rêves.
      Ainsi, la Fête des Rêves et de la Nuit, et les Croissants des Reines que l'on échange et partage (au matin du 8 juillet, chaque année), remettent à l'honneur ces thématiques fondamentales, trop oubliées aujourd'hui.

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* Ce rêve fondateur est relaté dans le
 livre  Asturgie/Onirie
** Sunt Aries, Taurus, Gemini, Cancer, Leo, Virgo, etc... Ainsi s'égrennent les noms des Constellations (Zodiaque sidéral), qu'il est préférable de conserver en latin pour les différencier des noms des Signes (Zodiaque tropical), donnés en langue vernaculaire. On ne sait pourquoi, la constellation Cancer est restée en latin, au sein des douze Signes zodiacaux. Vue son analogie avec la maladie, l'effet est désastreux, surtout sur les jeunes enfants. Nommons donc ce Signe en français : le Crabe

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       Jean MONOD (présent à la Fête des Rêves 2006) nous apprend que le 8 juillet est, au Japon, la date d'une fête mémorable. Une ancienne légende dit que, à cette date, deux étoiles se rejoignent... La réunion fugitive de ces étoiles est comme le symbole des deux mondes, le vigile et l'onirique, réunis chaque année le 8 juillet. Merci à Jean pour l'envoi de ce texte, extrait de son livre "Distante écume", (La Main Courante, 1999).

 

       "Fujisawa"

            "C'était hier la fête des deux étoiles qui ne se rencontrent qu'un jour par an. Elles sont séparées par un fleuve, la Voie lactée. On les appelle la Tisserande et le Bouvier.Les poètes chinois les ont maintes fois chantées. C'est aussi le début de l'été. A cette occasion, au Japon, on jette des poupées dans les rivières. Je ne l'ai pas vu faire, mais avant-hier non loin d'ici, à Hirakutsa, la foule par trains entiers répandue dans les rues décorées de papiers colorés. Et hier, en revenant d'Enoshima par le petit train d'Enoden, un palanquin richement orné, porté par des moines qui dansaient au rythme des cymbales & passaient dans la rue étroite devant une sex shop faisant feu de toutes ses vidéo. D'autres moines, en kimonos léopard, bloquaient les rues adjacentes comme de joyeux drilles. Retournant aujourd'hui sur les lieux de cette vision fugace, je n'en retrouve aucune trace, et je monte sur la colline où se dresse un grand stupa blanc. Les alentours du temple ont la pénombre humide & louche des rues du Barcelone. Je ne sais pourquoi j'y respire aussi l'atmosphère des photos de l'ancienne Indochine. Apprenant le lendemain l'endroit de ma visite, mon beau-père me déconseille d'y retourner. "C'est un repaire de dragons", me dit-il."                         Jean MONOD

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""Pour revenir à "la fille verte Una", il faut citer un autre passage de La spirale prophétique, qui est le suivant : "Je rappelle que, dans certains groupements spirituels des plus spéciaux et actuellement des plus retirés, c'est le 7 juillet [rappellez-vous cette date] que des rassemblements se font, à l'abri du plus parfait secret, pous célébrer la "déesse verte" Una, l'infiniment absente, l'infiniment lointaine, l'infiniment silencieuse, mais qui, bientôt, ne le sera plus" (p.328).  

Dans "la fille verte Una" (fata verde Una) évoquée par Dan Botta, Eugène Ionesco y a vu une épiphanie de Diane rattachable à le mythologie légionnaire, probablement parce que la couleur verte était la couleur symbolique de la Garde de Fer.

Mais il faut dire, aussi, qu'en Dacie on a trouvé de nombreuses inscriptions dédiées à Diane (Diana regina, vera et bonna, mellifica) avec laquelle a été identifiée une divinité traco-gétique.

Il faut ajouter que le nom latin de Diana a produit en roumain le mot zâna, qui signifie "fée", tandis que Sancta Diana a donné origine à la forme plurielle Sânziene. Le Sânziene sont fêtées dans la nuit du 24 juin, une fête solsticiale qui coïncide avec la nativité de Saint Jean le Baptiste. C'est précisément cette nuit la "nuit d'été" que Eliade (...) a mis en relation avec les vers de Cantilena qui hantaient Jean Parvulesco. (...)

Or, Jean Parvulesco a écrit un texte mystique qui s'appelle Diane devant les Portes de Memphis, imprimé exactement le 7 juillet 1985 et présenté comme une liturgie de Diane.

Qui est donc cette  Diane célébrée par Jean Parvulesco ? D'après ce qu'il dit, on peut l'identifier avec la mystérieuse "femme couverte de soleil, la lune sous ses pieds et couronnée de douze étoiles" (...).""

Claudio MUTTI : http://www.eurasia-rivista.org/larriere-pays-roumain-de-jean-parvulesco/18076/ 

Ce texte est emprunté à Claudio MUTTI... Il reproduit une intervention de cet auteur à un colloque parisien, le 23 novembre 2012.                    Il apporte plusieurs coïncidences remarquablement troublantes avec les Fêtes des Rêves. Tout d'abord, c'est le 7 juillet 1985 qu'a eu lieu, à Paris, la première Fête des Rêves, le jour même où fut imprimé Diane devant les Portes de Memphis... Il se trouve que je connaissais déjà à l'époque le nom et certains textes de Parvulesco. Cependant, bien que nous ayons eu plusieurs amis ou relations communes, je n'ai jamais rencontré physiquement cet homme.                                                   Il existe, derrière le décor ésotérique dans lequel il semble que le sieur Parvulesco se soit complu, d'autres coïncidences qui sont, pour le moment du moins, trop brûlantes à dire...        M.C.  (15-02-14)

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